Auto-entreprise : quels sont les plafonds de chiffre d’affaires en 2026 ?

Écrit par Marc

jeudi, Août 27

Réunion professionnelle autour d’une table blanche avec ordinateurs, reflet des discussions sur plafonds de chiffre d’affaires en auto-entreprise en 2026.

Chaque auto-entrepreneur doit respecter des seuils de chiffre d’affaires pour conserver son régime. Ces plafonds viennent d’être revalorisés pour la période 2026-2028. Voici l’essentiel à connaître pour rester en règle, éviter les mauvaises surprises et anticiper une éventuelle sortie du régime.

Les nouveaux plafonds de la micro-entreprise en 2026

Pour rester éligible au régime de la micro-entreprise, le chiffre d’affaires annuel encaissé (et non simplement facturé) ne doit pas dépasser un seuil qui dépend de votre activité. Ces montants viennent d’être relevés pour la période triennale 2026-2028, suite à une revalorisation communiquée par l’URSSAF.

Voici le récapitulatif des nouveaux plafonds :

Type d’activitéPlafond 2026-2028Ancien plafond 2023-2025
Vente de marchandises, restauration, hébergement (BIC)203 100 €188 700 €
Prestations de services artisanales et commerciales (BIC/BNC)83 600 €77 700 €
Professions libérales, réglementées ou non (BNC)83 600 €77 700 €

Que se passe-t-il si vous cumulez plusieurs activités ?

Vous pouvez tout à fait cumuler de la vente de produits et des prestations de services au sein d’une même micro-entreprise. Dans ce cas, deux règles s’appliquent en même temps :

  • le chiffre d’affaires global ne doit pas dépasser 203 100 €
  • la part réalisée en prestations de services ne doit pas, à elle seule, dépasser 83 600 €

Concrètement, un professionnel qui réalise 130 000 € de vente et 60 000 € de services reste dans les clous : le total (190 000 €) passe sous le plafond global, et la part services (60 000 €) reste sous son propre seuil.

En revanche, s’il réalise 150 000 € de vente et 90 000 € de services, la part services dépasse à elle seule son plafond. Et cela même si le total reste sous les 203 100 €.

TVA et micro-entreprise : deux notions à ne pas confondre

Les plafonds de la micro-entreprise n’ont rien à voir avec les seuils de la franchise en base de TVA. C’est une confusion fréquente, mais les deux notions sont totalement déconnectées.

À lire aussi : techniques de vente, le point sur la méthode AIDA, ses étapes et ses exemples concrets.

Il est donc tout à fait possible de rester micro-entrepreneur tout en devenant redevable de la TVA, bien avant d’atteindre le plafond de CA du régime micro.

Les seuils de TVA applicables en 2026

Le système de franchise en base de TVA fonctionne avec deux niveaux de seuils :

Type d’activitéSeuil de baseSeuil majoré
Vente, restauration, hébergement85 000 €93 500 €
Prestations de services (BIC/BNC)37 500 €41 250 €

Un projet de baisse de ces seuils avait été discuté en 2025, notamment une réduction à 25 000 € pour les prestations de services. Il a finalement été écarté lors des débats parlementaires : les seuils actuels restent donc bien en vigueur au 1er janvier 2026.

Vous approchez le seuil majoré ? Voici ce qu’il faut faire

Entre le seuil de base et le seuil majoré, une période de tolérance s’applique. Dépasser le seuil de base n’entraîne pas immédiatement l’assujettissement à la TVA, tant que le seuil majoré n’est pas franchi dans l’année.

Dès que votre chiffre d’affaires dépasse le seuil majoré, vous devenez redevable de la TVA dès le premier jour du mois de dépassement. Il est donc conseillé de contacter votre service des impôts des entreprises (SIE) dès l’approche de ces seuils.

Celui-ci vous attribue un numéro de TVA intracommunautaire et vous invite à choisir un régime de TVA. Bonne nouvelle : devenir redevable de la TVA n’entraîne pas la sortie du régime micro-social. On parle alors de « micro-entrepreneur assujetti à la TVA ».

Que se passe-t-il en cas de dépassement des plafonds ?

Dépasser le plafond de chiffre d’affaires n’entraîne pas de sanction immédiate. Tout dépend de la durée du dépassement.

La règle des deux années consécutives

Un dépassement isolé, sur une seule année civile, est toléré : vous conservez votre régime micro l’année suivante.

En revanche, si le plafond est dépassé deux années civiles consécutives, la sortie du régime devient automatique au 1er janvier de la troisième année.

Par exemple, un chiffre d’affaires de 84 000 € en 2026, au-dessus du plafond services, reste toléré : l’activité continue en micro en 2027. Mais si le CA atteint à nouveau 85 000 € en 2027, il s’agit d’un second dépassement consécutif. La sortie du régime micro prend alors effet au 1er janvier 2028.

Vers quel régime bascule-t-on en cas de sortie ?

En cas de sortie du régime micro, vous basculez automatiquement vers un régime réel d’imposition : le régime réel simplifié, ou la déclaration contrôlée pour les professions libérales relevant des BNC.

Ce changement fiscal n’implique pas forcément un changement de forme juridique. Votre activité peut continuer en entreprise individuelle, mais avec une comptabilité plus complète (bilan, compte de résultat) et une déduction des charges réelles plutôt que l’abattement forfaitaire du régime micro.

Gros plan sur documents avec graphiques colorés, reflet des discussions sur plafonds de chiffre d’affaires en auto-entreprise en 2026.

Ce passage modifie en profondeur votre mode de calcul :

  • vos cotisations sociales, jusque-là calculées sur un pourcentage forfaitaire du CA encaissé, sont recalculées sur le bénéfice réel
  • l’abattement forfaitaire pour frais professionnels disparaît, au profit de la déduction des charges réellement engagées
  • vous devenez, la plupart du temps, redevable de la TVA si ce n’était pas déjà le cas, avec obligation de facturation et de déclaration

Cette transition demande une anticipation comptable. D’où l’intérêt de suivre son chiffre d’affaires de près, bien avant d’approcher les plafonds.

Comment bien gérer son chiffre d’affaires au quotidien ?

Recette encaissée ou chiffre d’affaires facturé ? La nuance qui change tout

Voici un point souvent source de confusion : les plafonds s’apprécient sur le chiffre d’affaires encaissé, et non sur celui facturé.

Une facture émise mais non payée par le client ne compte donc pas dans le calcul du plafond de l’année en cours. Elle sera comptabilisée l’année de son encaissement effectif.

À découvrir : qu’est-ce que le copywriting persuasif ? Techniques et formules pour convertir à coup sûr.

Ce mode de calcul, dit de « comptabilité de trésorerie », impose de suivre attentivement vos encaissements réels plutôt que votre carnet de commandes. En pratique, gardez un œil régulier sur votre compte plutôt que sur vos factures émises.

Bon à savoir : si vous créez votre activité en cours d’année, les plafonds sont proratisés selon le nombre de jours d’activité restant jusqu’au 31 décembre, avec la formule suivante : seuil annuel × nombre de jours d’activité / 365.

Faut-il anticiper le passage en société ?

Lorsque l’activité croît rapidement et qu’un dépassement durable des plafonds semble probable, mieux vaut parfois anticiper la transformation en société plutôt que de subir un basculement automatique vers le régime réel.

La SASU (société par actions simplifiée unipersonnelle) et l’EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée) présentent plusieurs avantages. Cela vous permet de :

  • séparer plus nettement votre patrimoine professionnel et personnel
  • choisir votre régime d’imposition (impôt sur les sociétés ou, sous conditions, impôt sur le revenu)
  • optimiser votre rémunération entre salaire et dividendes selon la structure choisie
  • donner une image plus structurée de votre activité auprès de partenaires ou de clients professionnels

Ce changement de statut se prépare idéalement plusieurs mois à l’avance, avec l’appui d’un expert-comptable. Pourquoi attendre le dernier moment, alors qu’une transition bien anticipée vous évite bien des complications ?

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Marc

Je suis Marc, rédacteur freelance pour l’agence Ledigitalpourtous depuis 2 ans. Passionné par l’écriture et le digital, je crée des contenus clairs et optimisés SEO pour aider les marques à se connecter avec leur audience. Curieux et créatif, je m’inspire des tendances et de mes expériences pour proposer des textes percutants.

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